L’échec du sommet de Copenhague, ainsi qu’une efficace campagne de dénigrement du GIEC sur internet et dans les média traditionnels, ont en quelques mois mis à mal le consensus politico-médiatique qui, au moins en Europe, semblait s’être imposé quant au réchauffement climatique et à son origine anthropique. Et même s’il demeure vrai que la quasi-totalité des experts scientifiques s’accorde aujourd’hui sur la réalité d’un réchauffement global dû aux émissions humaines de gaz à effets de serre, la controverse née de ce qu’on a abusivement appelé le « Climate Gate » a remis en question le fonctionnement et la légitimité du GIEC. Ces révélations ont apporté de nouveaux arguments – et de nouveaux partisans- à tous ceux qui contestent les travaux ou les conclusions du GIEC. L’un d’entre eux, le physicien Serge Galam, a accepté d’exposer dans la VivagoVeille ses critiques contre le consensus du GIEC.
Il nous a semblé intéressant de publier l’intégralité de son texte accompagné de cette réponse critique de l’historienne des sciences Amy Dahan.