viagra sin receta espana. cialis generico barato. cialis 20 mg. comprar levitra en espana

son altamente especulativos y poco susceptibles de verificacion empirica. Como cuestion de hecho, algunos de los estudios de cuestionario disponibles indican un mayor grado de hostilidad y la ansiedad en los pacientes con impotencia (Dekker, 1993). comprar viagra en farmacia En los pacientes con DE, tecnicas de estimulacion guiadas tienen por objeto distraer al hombre de su control excesivo y el aumento de la estimulacion necesaria para lograr orgasmo durante la actividad sexual se asocio en general y las relaciones sexuales en particular disfuncion erectil cialis El factor psicologico de consumo De hecho un fenomeno de la disfuncion erectil depende en mayor medida de la psicologia de las expectativas masculinas cialis Y por lo menos la mitad de las personas sexualmente activas contraeran algun tipo de infeccion relacionada con el VPH en algun momento de su vida levitra venta Asi que usted tiene que preguntarse: ?Exactamente cuanto es tener una cabeza llena de cabello vale? Si usted esta pensando en Propecia, puede que tenga que elegir entre ser calvo y siguen siendo capaces de pelota, o no ser calvo y no ser capaz de conseguir balled tampoco

Engagements

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

«Affaire Allègre» : la mauvaise foi par amour du risque ?

Jean-Jacques Perrier , le 08 Avril 2008 dans Engagements

Depuis quelques années, un géochimiste, Claude Allègre, s’est fait une réputation de pourfendeur de consensus et d’idées reçues. Une attitude qui serait sympathique si elle ne se doublait d’une manipulation des données, ce qui est beaucoup plus gênant pour un scientifique.

 

Il n’est guère de jour où les médias ne bruissent des dernières saillies du chevalier Claude Allègre contre l’armée uniformisatrice des spécialistes du climat. Ce géochimiste professeur à l’université Paris Diderot, membre de l’Académie des sciences et, par ailleurs, ancien ministre de la recherche conteste que la Terre connaisse un réchauffement climatique global et le rôle, dans ce phénomène, de l’augmentation des gaz à effet de serre d’origine anthropique, comme le gaz carbonique et le méthane (1).

 

Claude Allègre considère qu’il y a bien une augmentation du CO2 atmosphérique d’origine humaine mais «doute que le gaz carbonique d’origine anthropique soit, dans un système aussi complexe que l’atmosphère, l’unique responsable du changement climatique» (2). Ce changement climatique se caractériserait par «l’augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes : canicule ou hiver russe, fortes pluies avec inondations et sécheresse avec manque d’eau potable, tornades violentes et fréquentes. Le tout avec des répartitions géographiques apparemment aléatoires» (3). Sa cause ? «Je ne la connais pas», réaffirme-t-il dans un point de vue de l’hebdomadaire Le Point du 27 mars dernier (4). «Dans les cinquante prochaines années rien n’arrêtera un changement climatique, imprévisible dans ses caprices. Le maître mot pour la société est adaptation.»

 

L’existence du réchauffement et son origine anthropique sont pourtant soutenues par des dizaines d’arguments scientifiques soigneusement colligés sous l’égide du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) depuis 1988 (5). Mais c’est précisément ce quasi-consensus qui déplaît à notre homme. De quoi s’interroger sur ses motivations. Quel intérêt un scientifique honorablement connu dans sa discipline trouve-t-il à incarner le rôle du vilain petit canard ?

Réchauffement ? Non, refroidissement !

Ce rôle, il le joue d’abord avec une mauvaise foi constante, faite d’omissions, de contradictions et d’une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle – évitons de parler de mensonges ou de contre-vérités, puisque la science, lorsqu’elle étudie un système aussi complexe que le climat, ne peut qu’indiquer des probabilités d’évolution sans être en mesure d’affirmer des vérités. Exemples à l’appui, de nombreux sites, articles scientifiques et de médias démontrent à l’envi cette mauvaise foi (1).

 

Preuve la plus récente, l’article du Point, donc (4). Claude Allègre y affirme : «Les très officielles et respectées agences Hadley Center, Nasa, GISS ont effectivement confirmé que l’année 2007 avait été caractérisée par une chute des températures de 0,60 à 0,75 °C, une valeur qui annule en un an l’augmentation moyenne de températures depuis vingt ans.» Allègre s’inspire visiblement du site DailyTech (6) et du blog du très conservateur sénateur américain James Inhofe, opposant notoire aux origines anthropiques du réchauffement climatique.

 

Vérification faite, il y a bien eu une telle baisse de température de janvier 2007 à janvier 2008, alors que c’est le contraire qui s’est produit entre janvier 2006 et janvier 2007 (+ 0,33 °C). Mais selon le GISS cité (l’Institut Goddard pour les études spatiales de la Nasa), l’année 2007 a été en moyenne, après 1998, la deuxième année la plus chaude depuis 1880. L’année 2008 sera probablement l’année la plus froide depuis 2000, mais cela s’explique par le phénomène La Niña, la phase froide de l’oscillation océanique El Niño, précisent les spécialistes du GISS. En réalité, comme Allègre ne peut manquer de le savoir, ce sont les évolutions des températures moyennes sur une ou plusieurs décennies, et pas sur une seule année, qu’il faut examiner. Or, ces évolutions confirment un réchauffement planétaire et rien ne permet de dire qu’une année plus froide puisse annuler l’évolution pluriannuelle constatée. Ce sont l’intensité, la rapidité et les variations régionales de ce réchauffement qui font encore l’objet de débats.

Des neiges pas si pures

Plus loin, Claude Allègre, à propos du déclin des neiges du Kilimandjaro, se plaint d’avoir été «vilipendé» «pour avoir écrit qu’on ne pouvait en tirer aucun enseignement quant au réchauffement global». Et d’expliquer que cette thèse est désormais confirmée par des chercheurs américains et autrichiens pour lesquels ce sont des chutes de neige moins fréquentes et moins abondantes qui sont en cause (7). L’ancien ministre semble donc avoir raison à propos du sommet africain, mais il omet de signaler que le Kilimandjaro est l’exception qui confirme la règle, laquelle énonce, selon les sources scientifiques compétentes, que les glaciers sont en recul accéléré partout dans le monde (8).

 

Passons sur la suite de l’article, qui mériterait une analyse particulière tant les contradictions du personnage sont patentes. Claude Allègre a l’art de distiller les arguments scientifiques qui soutiennent son discours (par exemple, le CO2 n’est effectivement pas la seule cause du changement climatique, 2008 sera une année froide, la fonte des neiges du Kilimandjaro n’est pas due au changement climatique, etc.) en omettant ceux, plus nombreux et surtout plus solides parce que largement attestés par la communauté scientifique, qui le contredisent. La vraie question, finalement, est de savoir pourquoi il s’enferre dans ses approximations. Une réponse possible serait de dire qu’il est très difficile, voire douloureux, pour un scientifique jadis respecté de reconnaître ses erreurs. En fait, cette attitude ne semble pas propre au domaine du climat : le personnage ne brille pas par sa capacité à admettre ses égarements, quels que soient leurs domaines (1).

Risque et adaptation

Une autre réponse, sans doute plus intéressante, réside dans la passion qu’Allègre voue à l’idée de risque et dans sa répugnance pour le principe de précaution. Selon lui, le consensus sur les causes anthropiques du réchauffement du climat traduirait en fait, tout comme le principe de précaution, un immobilisme de notre société, une incapacité à faire preuve d’esprit d’aventure et d’adaptation. Dans un entretien accordé à la revue Risques de la Fédération française des sociétés d’assurance (9), Allègre dévoile sa philosophie : «Pour moi, le risque c’est la vie. Il n’y a pas de vie sans risque, il n’y a pas de créativité sans risque. (...) Chaque fois qu’il y a un acte de création, un acte d’innovation (...), on prend un risque parce que, derrière tout ça il y a le principe de Minesis [en fait la Mimesis, NDLR] de René Girard, que je considère comme étant l’une des grandes découvertes des sciences humaines. (...) Il faut arrêter ce machin : le risque zéro. Derrière le principe de précaution, en filigrane, vous avez le risque zéro. Et le risque zéro, c’est la mort !»

 

Je ne m’attarderai pas sur l’interprétation très personnelle de l’anthropologie de René Girard, dont Allègre a parfaitement le droit. En revanche, son envolée traduit une confusion dommageable entre la notion de risque plus ou moins grand que l’on choisit de prendre pour soi, dans la vie quotidienne – on peut effectivement se sentir en accord avec cet amour du risque – et le risque extérieur à soi que l’on subit par suite du comportement des autres ou des déraillements de la technologie, et dont on ne peut pas déterminer la probabilité. Une telle confusion a par exemple participé au long aveuglement des pouvoirs publics quant aux effets subis de la pollution par le tabac ou par l’amiante. Les milliers de personnes malades par suite de cette absence de politique sanitaire apprécieront sûrement de se voir qualifiées d’inaptes à la prise de risques.

L’ignorance a ses limites

Quant à l’équivalence «principe de précaution = recherche du risque zéro», notre géochimiste feint d’oublier que ce principe concerne les situations d’incertitude scientifique dans lesquelles se présente des dangers potentiels ; nul prophète n’affirme que ces risques doivent atteindre le point zéro. Certes, Claude Allègre n’est pas le seul à déformer la nature du principe de précaution, cible d’attaques multiples notamment depuis qu’il est inscrit dans la Constitution par la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 via la Charte de l’environnement. Des critiques ont ainsi fustigé le blocage du progrès scientifique, de l’innovation et de la croissance qu’il induirait, ses «incertitudes juridiques» (rapport Attali) ou sa présentation comme principe d’action par ses partisans.

 

Or qu’a fait le principe de précaution dans le cas de l’avenir climatique ? Il a permis, en incitant à des actions de recherche, d’évaluer la probabilité que s’accomplissent des risques découlant de phénomènes physico-chimiques et biologiques, et donc de commencer à prendre les décisions (protocole de Kyoto, etc.) qui permettront, espérons-le, l’adaptation humaine à chacun de ces risques. Faudrait-il, sous prétexte d’amour du risque, laisser impunément ces menaces peser sur nos vies et l’avenir de la planète ? Claude Allègre souligne que le vrai risque est davantage «l’acidification des océans qui se surimpose au pillage des ressources halieutiques» (9). Faut-il donc continuer à acidifier les océans ? Si la réponse est non, n’est-ce pas parce que le principe de précaution nous incite à ralentir ces dommages et à trouver des solutions ? Allègre souhaite que nous sortions de l’«irrationnel», il veut des «débats libres» (4). Très bien, mais sans doute devrait-il commencer par respecter la règle numéro un des débats : l’honnêteté intellectuelle.

 

(1) S. Huet, Libération, http://www.liberation.fr/actualite/sciences/213670.FR.php et http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/02/soleil-et-clima.html ; R. Pierrehumbert, RealClimate, http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr ; P. Vandeginste, Bakchich, http://www.bakchich.info/article3041.html ; L. Lindgaard, Mediapart, http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/claude-allegre-un-si-brillant-chercheur
(2) C. Allègre (2006) Ma vérité sur la planète, Plon, p. 89.
(3) « Claude Allègre répond aux chercheurs Â», L’Express, 5 octobre 2006, http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp ?id=6159
(4) C. Allègre, Le Point, 27 mars 2008 http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/climat-allegre-relance-la-polemique/1055/0/232678
(5) GIEC, Rapport de Synthèse 2007, cliquer ICI
Résumés à l’intention des Décideurs, Les éléments scientifiques (GT I), cliquer ICI
Voir aussi Greenfacts, http://www.greenfacts.org/fr/changement-climatique-re4/index.htm
(6) http://www.dailytech.com/Temperature+Monitors+Report+Worldwide+Global+Cooling/article10866.htm
(7) http://uwnews.washington.edu/ni/relatedcontent/2007/June/rc_parentID34106_thisID34110.pdf
(8) Service mondial de suivi des glaciers (SMSG), Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) http://www.geo.unizh.ch/wgms/mbb/mbb9/mbb9.pdf
http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp ?DocumentID=530&ArticleID=5760&l=en
(9) Risques, Les cahiers de l’assurance, n° 68, décembre 2006 http://www.ffsa.fr/webffsa/risques.nsf/b724c3eb326a8defc12572290050915b/1a07efcd18b17d7bc125729c003ca253/

Laisser un commentaire

Code de sécurité Rafraîchir

Vivagoveille, le journal bimestriel

Actions en cours

Réunion préparatoire au Forum NanoRESP

Jeudi 13 juin 2013, 18h30 – 21h

Quels besoins pour un forum NanoRESP des acteurs concernés par les nanotechnologies ?

CNAM, 292 rue Saint Martin 75003 Paris

Programme

Note de problématique

-------------------------------------------------------------------------

 

 

SEMIN’AIR SUR LES TEXTILES INNOVANTS

Organisé par le Centre Francilien de l’Innovation et VivAgora

Mardi 4 juin -  9h à 11h

Centre Francilien de l’Innovation, 74 rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 Paris

Avec Anne PERWUELZ, Laboratoire GEMTEX, et Bruno GEERAERT, ministère du redressement productif.

Participation : 10 euros

Programme

Compte rendu à venir

Pour recevoir le CR

VivAgora In Vivo - flux twitter

Découvrez l'agendaDécouvrez la médiathèque

Agenda à suivre !

Ven Sep 06
La question de l’autonomie de la technique

Les derniers commentaires